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Genèse 7:11

L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent.

 

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EXtrait de la revue Science et Foie la revue Science et Foi n° 74 - quatrième trimestre 2004

[...]Avez-vous déjà vu une grotte ?

Certaines d'entre elles sont de véritables merveilles de la nature, et nous sommes parfois impressionnés par les guides qui nous expliquent que les concrétions de calcite ont mis des millions d'années pour se former. Mais comment et quand se sont-elles formées?

Selon le livre des origines (la Genèse), la terre a été entièrement recouverte d'eau il y à environ 4500 ans pour punir l'humanité rebelle contre le Créateur. A la fin du déluge, la boue en suspension dans l'eau s'est déposée au fond, puis l'eau s'est engouffrée dans les fosses océaniques qui venaient de s'affaisser. Après le déluge, les sédiments ont séché et durcis et des cavités se sont formées dans le calcaire, par endroits. Ensuite l'eau de pluie qui est légèrement acide à traverse le calcaire en dissolvant celui-ci, et les gouttes l'ont déposés au plafond des grottes, en formant les stalactites. Puis des stalagmites se sont formées sur le sol des grottes, et ont parfois rencontré des stalactites, formant ainsi des colonnes.  

Ce ne sont pas des milliards d'années qu'il faut pour cela, mais des milliards de gouttes d'eau ![...]

(Pierre Danis)


 

Historique du gouffre de Padirac:

En 1907, il existait encore un petit mur en pierres sèches et les restes d'un foyer sur le sol du talus détritique du gouffre. Armand Viré pensait que ces vestiges avaient été laissés par des vaincus de la guerre de Cent Ans. Des cendres, des charbons, des débris de cuisine et des armes y ont été trouvés et furent par la suite exposés au public dans une vitrine à l'entrée du gouffre. Il fut habité à la fin du xive siècle ainsi qu'en fin du xvie siècle.

En 1595, d'après François de Chalvet de Rochemonteix, les hommes profitent des conditions climatiques du lieu pour en extraire « un fort bon salpêtre ».

En 1867, la justice fit remonter le corps d'une jeune fille assassinée.

Édouard-Alfred Martel rapporte que vers 1865 - 1870, M. le comte Murat et M. de Salvagnac descendirent dans le puits d'entrée dans un grand panier retenu par des cordes. Le fils de M. de Salvagnac confia à Martel que son père y était descendu par curiosité ou à la suite d'un pari. Mais ils ne remarquèrent pas le petit orifice qui conduit à la grande galerie où s'écoule la rivière souterraine.

En 1889, le spéléologue Édouard-Alfred Martel fut le découvreur de la rivière souterraine du Gouffre de Padirac.

Le gouffre a servi de refuge aux habitants du causse de Gramat pendant la guerre de Cent Ans et au cours des guerres de Religion, mais il semble que ce soit seulement vers la fin du xixe siècle, à la suite d'une violente crue de la rivière, qu'une communication praticable se soit ouverte entre le fond du puits et les galeries souterraines.

Dans les années 2010, le Gouffre de Padirac est l'une des entrées d'un réseau souterrain de plus de 40 kilomètres de développement pour plus de 250 mètres de dénivelé. Il est classé parmi les cent plus longues cavités souterraines naturelles. De nombreuses parties de ce réseau restent encore à explorer et à topographier.

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Aspect Légendraire et Chtonien du Gouffre ( dit du Diable):

Une légende raconte que Saint Pierre (ou Saint Martin) cheminait sur sa mule, en quête d'âmes à sauver, sur la voie romaine allant d'Autoireà Montvalent. Soudain Satan apparait et lui propose une épreuve avec comme enjeu les âmes des damnés qu'il emporte en enfer. Le diablefrappe le sol de son talon et un gouffre apparaît. La mule et son cavalier franchissent l'obstacle d'un bond extraordinaire dont il subsiste toujours les marques laissées par les sabots dans le rocher. Le diable furieux retourne dans les entrailles de la terre par le trou béant qui devient dans l'imaginaire collectif une porte des enfers3.

Une autre légende voudrait qu'à la fin de la guerre de Cent Ans, les Anglais aient enfoui dans le gouffre un riche butin cousu au préalable dans une peau de veau. Lorsqu'Édouard-Alfred Martel acheta les terrains situés au-dessus de la rivière souterraine, les propriétaires exigèrent l'insertion d'une clause leur réservant une part de l'éventuel trésor.

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                                         Nous allâmes ainsi jusqu'à la lumière
                                     en causant de choses qu'il est beau de taire,
                                     comme il était beau d'en parler alors.
                                    (La Divine Comédie,L'enfer, Dante)