AVANT PROPOS :

Ode à la Race Latine de Frédéric Mistral

 

Relève-toi, race latine, / Sous la chape du soleil ! / Le raisin brun bout dans la cuve, / Et le vin de Dieu va jaillir. Avec ta chevelure dénouée / Aux souffles sacrés du Thabor, / Tu es la race lumineuse / Qui vit de joie et d'enthousiasme; / Tu es la race apostolique / Qui met les cloches en branle: / Tu es la trompe qui publie, / Tu es la main qui jette le grain. Ta langue mère, ce grand fleuve / Qui se répand par sept branches, / Versant l'amour et la lumière / Comme un écho du Paradis, / Ta langue d'or, fille romane / Du Peuple-Roi, est la chanson / Que rediront les bouches humaines / Tant que le Verbe aura raison.

Ton sang illustre, de toutes parts, / a ruisselé pour la justice; / Au loin, tes navigateurs / Sont allés découvrir un monde nouveau. / Au battement de ta pensée / Tu as brisé cent fois tes rois. / Ah, si tu n'étais pas divisée, / Qui pourrait, aujourd'hui, re dicter des lois ? Allumant ton flambeau / A l'étincelle des étoiles, / Tu as, dans le marbre et sur la toile, / Incarné la suprême beauté. / Tu es la patrie de l'art divin, / Et toute grâce vient de toi: / Tu es la source de l'allégresse, / Tu es l'eternelle jeunesse ! Des formes pures de tes femmes / Les panthéons se sont peuplés. / A tes triomphes, comme à tes larmes, / Tous les coeurs int palpité. / La terre est en fleur quand tu fleuris; / De tes folies chacun s'affole; / Et dans l'éclipse de ta gloire, / Toujours le monde a pris le deuil.

Ta mer limpide, la mer sereine / Où blanchissent les vaisseaux, / Crêpe à tes pieds son sable doux / En reflétant l'azur du ciel. / Cette mer, toujours souriante, / Dieu l'épancha de sa splendeur, / Comme la ceinture étincelante / Qui doit lier tes peuples bruns. Sur tes côtes ensoleillées / Croît l'olivier, l'arbre de paix, / Et de la vigne vertueuse / S'ennorgueillissent tes campagnes: / Race latine, en souvenance / De ton passé toujours brillant, / Elève-toi vers l'espérance/ Et fraternise sous la Croix !


 

Mare Nostrum : essai de définition :

Les Romains ont toujours préféré la terre ferme aux navires. Contre la flotte de Carthage (bataille du Cap Ecnomus), ils gagnèrent grâce aux corbeaux ou mains de fer1 qui immobilisèrent les navires ennemis et permirent ainsi aux troupes terrestres de combattre dans un corps à corps auquel elles étaient habituées sur la terre ferme. Devenus, par la suite, maîtres de toute la côte maritime de la Méditerranée, ils considéraient ces eaux comme une sorte de « piscine de maison », d'où l'expression mare nostrum, et évitant l'océan au-delà des colonnes d'Hercule.

 

« Salut, Dea Roma. Salut à ceux qui furent, sont et seront tes fils prêts à souffrir et à mourir pour ta puissance et pour ta gloire. » Bénito Mussolini discours au Capitole, le 21 avril 1924,"

Le discours politique, la propagande, les activités scientifiques – que l’on songe à l’archéologie – orchestrés par le régime ont en effet utilisé abondamment l’héritage de l’Antiquité romaine et ce phénomène a fait l’objet d’études nombreuses. La présente contribution s’intéresse à un domaine qui a moins retenu l’attention : il s’agit de l’ensemble des activités qui touchent aux aspects culturels et proprement figuratifs dans leur réutilisation du mythe de la romanité à un moment où le régime fasciste a l’ambition de créer une Troisième Rome à la suite de celle des Césars et de celle des papes.

 

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Oh! quelle rumeur de peuples nombreux! Ils mugissent comme mugit la mer. Quel tumulte de nations! Elles grondent comme grondent les eaux puissantes. 

Ésaïe 17:12